Depuis sa naissance, elle a grandi dans un environnement instable et brisé. Son père était absent, et sa mère, prisonnière de ses dépendances. Elle a été deplacée de maison en maison, sans jamais avoir une figure parentale stable à laquelle s’attacher. Chaque année du primaire, elle changeait d’école, ce qui l’empêchait de créer des liens, d’avoir des repères ou simplement de se sentir à sa place.

L’arrivée de son petit frère, atteint d’autisme et étant aveugle de naissance, a bouleversé sa vie. À un très jeune âge, elle a dû prendre des responsabilités beaucoup trop lourdes pour une jeune enfant, allant jusqu’à lui administrer des médicaments vitaux. À seulement 7 ans, elle a été placée en foyer d’accueil, une rupture douloureuse, mais aussi un tournant qui, avec du recul, lui a littéralement sauvé la vie.

À l’adolescence, elle a sombré dans les dépendances. Elle consommait tout ce qui lui tombait sous la main : alcool, drogues, médicaments, tout pour tenter de calmer le chaos intérieur. Au travers ses divers défis, elle cherchait désespérément une image parentale, surtout masculine, pour combler le vide laissé par l’absence d’un père. Se tourner vers les garçons lui semblait alors être une bonne solution. L’attention qu’elle recevait lui paraissait bénéfique, surtout à ses yeux de jeune fille en quête d’amour et de reconnaissance. Mais cette recherche d’affection et ces comportements l’ont menée encore plus loin dans l’instabilité.

Vers l’âge de 16-17 ans, son état s’est aggravé. Elle a dû changer de famille d’accueil, mais cette nouvelle liberté, au lieu de l’aider, a empiré la situation. Elle a abandonné l’école, et les conséquences sont vite arrivées : des accidents de voiture causés par son état d’ébriété quasi constant, rechutes dans la drogue, perte d’amis. À 18 ans, la famille d’accueil n’a pas pu la garder. Elle est retournée vivre chez sa mère, mais là encore, il n’y avait aucune structure. À ce moment-là, elle s’est retrouvée en appartement, seule, à 18 ans… plus perdue que jamais.

C’est justement quand elle était au plus bas que Dieu est venu à sa rencontre. Ce n’est pas elle qui L’a trouvé, c’est Lui qui est venu la chercher, dans son état de misère, sans qu’elle ait à faire semblant.

Pendant un bon moment, elle avait cherché à combler son vide intérieur par toutes sortes de pratiques : la méditation, les chakras, des trucs spirituels un peu partout. Elle cherchait, oui, mais pas à la bonne place.

Un jour, sans trop savoir pourquoi, elle a eu ce désir étrange : s’acheter une Bible. Elle l’a fait, simplement. Et en quelques semaines à peine, elle avait lu tout le Nouveau Testament, sans vraiment comprendre ce qui se passait, ni ce qui allait lui arriver.

C’est à ce moment-là, quand elle était encore au plus bas, que Dieu lui a parlé. Pas dans une église, pas dans le spectaculaire… mais dans le silence, dans le creux de sa solitude. Il est venu la rejoindre là où elle ne s’y attendait pas. Et tout a commencé à changer.

Il lui a parlé. Il l’a aimée. Il l’a libérée. Et ce, d’une manière qu’aucune thérapie, qu’aucune substance, qu’aucun mot humain n’aurait pu accomplir.

Elle a découvert au cours des années qui ont suivies, qu’elle vivait avec des troubles de santé mentale. Mais au lieu de sombrer à nouveau, elle a choisi de garder espoir. Elle croit fermement que Dieu poursuit son œuvre de guérison et de délivrance, et qu’Il reste fidèle. Depuis maintenant deux ans, elle va à l’église tous les dimanches, participe à des groupes de partage une fois par semaine, et souhaite s’impliquer davantage au sein de sa vie chrétienne.

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